Les spectacles de l’Académie équestre de Versailles

Si l’Académie consacre la semaine à la formation, les samedis et dimanches,
le spectacle exerce tous ses droits.

À tout corps de ballet, il faut un répertoire. L’Académie équestre de Versailles montre le sien dans “La Voie de l’écuyer”, qui a enregistré évolutions et enrichissements depuis les débuts en 2003.

Vous pouvez également découvrir l’Académie en dehors du spectacle lors des ouvertures aux visites.

2017 - Spectacle de répertoire La Voie de l’écuyer – opus 2017

Spectacle de répertoire La Voie de l’écuyer - Opus 2017

Une rigueur classique, tempérée de touches baroques.

 

Le spectacle de répertoire de l’Académie équestre de Versailles évolue année après année : Carrousel des Lusitaniens, solos, escrime, longues rênes… Chaque opus s’enrichit du perfectionnement des chevaux et de leurs écuyers.

Chaque représentation est suivie d’une visite libre des Écuries.

Vous pouvez assister au spectacle tous les samedis à 18h et les dimanches à 15h.

Fermeture du 13 août au 23 septembre.  

Tarifs : de 16€ à 25€

NOUVEAU : Passeport Château de Versailles 2 jours + Spectacle “La Voie de l’écuyer”

Le Passeport 2 jours avec spectacle de l’Académie équestre donne accès sur un week-end à l’ensemble du Domaine du Château de Versailles. Il permet également d’assister à une représentation de “La Voie de l’écuyer”, au choix le samedi à 18h ou le dimanche à 15h.

Réservation : http://billetterie.chateauversailles.fr/passeport-2j-avec-grandes-eaux-et-spectacle-equestre-visite-chateau

Pour les groupes et CE : 

En partenariat avec le Café Bleu Roi, nous vous proposons une nouvelle formule “Le festin de l’écuyer” (repas + spectacle).

Entrée, plat, dessert, ¼ de vin, café
Tarif : 49 € pour les adultes
Formule à 25€ pour les enfants
Réservations : 01 39 02 62 70

La Voie de l'écuyer - opus 2017 - extraits

2017 - Le Requiem

Le Requiem de Mozart

Depuis 1956 déjà, la Fondation Mozarteum de Salzbourg organise chaque année, autour de la date anniversaire de la naissance de Mozart, une semaine consacrée au compositeur : la “Mozartwoche” (semaine Mozart).

On est loin de l’effervescence du grand Festival d’été, mais l’hiver est plus propice à l’intimité et on y partage les hauts lieux de musique de la ville, dont le légendaire Manège des rochers, et ses quatre-vingt-seize arcades, creusées à même la roche de la montagne. Elles ont vu défiler, depuis le milieu des années 1920, les plus grandes chefs et les plus grands interprètes mozartiens.

Pour cette édition 2017, Marc Minkowski, le directeur artistique, a de nouveau réuni les plus fameux orchestres, solistes et chefs du monde pour réentendre et redécouvrir tout ce que la musique de Mozart possède de plus grand, à travers ses chefs-d’œuvre et ses pièces plus confidentielles.

En 2015, Marc Minkowski et Bartabas avaient imaginé un spectacle unique en son genre. Pour la première fois depuis plusieurs siècles, des chevaux avaient foulé la scène du manège des Rochers, dans l’enceinte du Grand Festspielhaus de Salzbourg et avaient donné trois représentations de  “Davide penitente”.

Cette création, qui a reçu un formidable accueil du public, a été diffusée sur Arte le 21 juin 2015 et a été édité en DVD (Production : BFMI Production, en coproduction avec l’ORTF et Arte / Distribution : C Major Entertainment).

Suite à l’incroyable succès de ce spectacle, Bartabas et Marc Minkowski ont de nouveau collaboré avec le “Requiem” de Mozart, du 26 janvier au 3 février 2017, pour quatre représentations exceptionnelles à Salzbourg.

Le spectacle sera diffusé en intégralité sur Arte en août 2017.

© ISM/Matthias Baus

 

 

“Requiem” en ré mineur pour solistes et orchestre KV 626 de Wolfgang Amadeus Mozart

Mise en selle et chorégraphie : Bartabas

avec les écuyers et les chevaux de l’Académie équestre nationale du domaine de Versailles

avec Les Musiciens du Louvre Grenoble
Direction musicale : Marc Minkowski

Assistantes à la mise en scène : Anne Perron

Création lumières : Bertrand Couderc

Création costumes : Sophie Manac’h

Responsable des écuries : Philippe Boué Bruquet

Directeur technique : Stéphane Cargnino

Production : Internationale Stiftung Mozarteum, en collaboration avec l’Académie équestre nationale du domaine de Versailles

Avec :

Chœur : Salzburger Bachchor

Chef de chœur : Alois Glassner

Soprano : Genia Kühmeier

Alto : Elisabeth Kulman

Ténor :  Julien Behr

Basse : Charles Dekeyser

Ecuyers :  Emmanuel Dardenne, Laure Guillaume, Emmanuelle Santini, Maïlys Frougneux, Mathias Lyon, Zoé San Martin, Émilie Tallet, Charlotte Tura

Chevaux : Balestra, Botero, Chagall, Mercure, Miro, Neptune, Passa di Sotto, Quilate, Soutine, Uccello, Uranus, Vivace

Figurants : Julia Bougon, Valentine Diquet, Laura Kuczwara, Marie Morel, Rémi Rodier, Stephanie Schönleitner

Tournée 2017 - ...

- du 26 janvier au 3 février 2017 : Création mondiale à Salzbourg dans le cadre de la Mozartwoche (Manège des Rochers)

- du 15 au 17 septembre 2017 : La Seine Musicale, Boulogne-Billancourt (92) / Direction musicale Marc Minkowski, avec Les Musiciens du Louvre, le chœur d'enfants de la Maîtrise des Hauts-de-Seine
Solistes : Ana Maria Labin – soprano / Anthéa Pichanick – mezzo-soprano / Fabio Trümpy – ténor / Callum Thorpe – basse

- du 15 au 20 mai 2018 : Grande Halle de La Villette, Paris (75) / Direction musicale Michel Piquemal, avec le chœur Vittoria d'Ile-de-France



Requiem de Mozart - Création 2017 - extraits

2016 - La nature au galop

La nature au galop

Pour la 4ème fois en sept éditions du Saut Hermès, l’Académie équestre nationale du domaine de Versailles était présente sous la grande verrière du Grand Palais de Paris. Les écuyers ont réalisé un magnifique spectacle avec toute la splendeur et l’atmosphère que Bartabas seul peut créer.

La nature au galop - Création 2016 - extraits

2015 - Davide penitente

Davide penitente

Un spectacle conçu par Bartabas pour son Académie équestre de Versailles et orchestré par le chef Marc Minkowski, directeur artistique du festival de la Semaine Mozart.

Pour la première fois depuis plusieurs siècles, des chevaux ont foulé la scène du manège des Rochers, salle mythique située dans l’enceinte du Grand Festspielhaus de Salzbourg.

Le temps d’un spectacle, onze chevaux ont retrouvé le chemin du manège sculpté dans la roche salzbourgeoise à la fin du XVIIè siècle.

Cette création, qui a reçu un formidable accueil du public, a été diffusée sur Arte le 21 juin 2015 et a été édité en DVD (Production : BFMI Production, en coproduction avec l’ORTF et Arte / Distribution : C Major Entertainment).

Un Opéra de Wolfgang Amadeus Mozart

Mise en scène et chorégraphie : Bartabas

Direction musicale : Marc Minkowski

Avec les écuyers de l’Académie équestre de Versailles

Création lumières : Bertrand Couderc

Photos : © Matthias Baus

avec

Les Musiciens de Louvre – Grenoble

Le Salzburger Bachchor

Soprano : Christiane Karg
Mezzo-soprano : Marianne Crebassa
Tenor : Stanislas de Barbeyrac

Création mondiale à Salzbourg le 22 janvier 2015

Salzbourg du 22 au 30 janvier 2015 dans le cadre du festival Mozartwoche au Manège des Rochers

Davide penitente - Création 2015 - extraits

2014 - Métamorphosis

Métamorphosis

C’est la troisième fois que Bartabas, pourtant peu familier des concours de saut d’obstacles, accepte de présenter pour le déjà légendaire Saut Hermès au Grand Palais, une œuvre vivante et unique. Cette année, la Chine l’a inspiré, les chevaux de Xian l’ont porté, les archers de Qin l’ont escorté. Car lui aussi vient de la nuit des temps, nuit de Chine, nuit d’ivresse, pour émerveiller et réinventer notre époque, pour faire galoper hors du temps les grands immobiles.

Désormais ralliés à Bartabas, l’empereur pacifique du spectacle équestre dont le royaume s’étend du Japon au Rajasthan, de la Moldavie au Kerala, de la Corée au Mexique, sans oublier le vaillant Tibet, hommes et chevaux de l’éternité vont lentement se métamorphoser sous les verrières du palais parisien, se débarrasser de l’argile qui les paralyse, des armes qui les encombrent, de l’Histoire qui leur pèse. Ils vont reprendre des couleurs, s’alléger, s’humaniser, se délier, se rapprocher de nous, se féminiser aussi, par la grâce des écuyères de l’Académie de Versailles et de leurs jeunes danseurs à quatre jambes. Chez le centaure de Zingaro, metteur en scène magistral de l’éternel retour, il n’y a jamais de spectacle sans réincarnation, de fête sans métempsycose.

Une création de Bartabas

Avec les écuyers de l’Académie équestre de Versailles

Grand Palais de Paris dans le cadre du Saut Hermès

Mars 2014 – 3 représentations

2014 - Nuit de Chine

Nuit de Chine

A l’occasion du cinquantième anniversaire de la relation diplomatique entre la France et la Chine et en prémisse du nouvel an chinois placé sous le signe du Cheval, l’événement  “Nuit de Chine” organisé au Grand Palais de Paris, a accueilli une création inédite et éponyme de Bartabas pour l’Académie équestre de Versailles.

Ce spectacle s’inspire de l’armée de 8000 soldats de terre cuite de l’empereur Qin Shihuang, armée enterrée découverte en 1974 à Xian en Chine, qui par la magie du spectacle revit sous les verrières du Grand Palais.

“Cette image très hiératique de ces personnages physiques qui se mettent petit à petit en mouvement jusqu’à arriver très effrénés, représente un peu les échanges de maintenant, où tout s’accélère dans le monde entier.”
Bartabas

 

2012 - Le temps devant soi

Le temps devant soi

“[…] Ainsi, au cœur de Paris, des Lusitaniens crème aux yeux bleus et des Criollos argentins gris montés par des cavalières cosmopolites vont danser sur une musique française d’inspiration arabo-andalouse sous l’autorité d’un centaure mirobolant qui tient à la fois du Quichotte, de François Baucher et du roi des gitans.
C’est peu dire qu’on va galoper dans l’espace et le temps. L’espace illimité des cavaliers qui ne se retournent jamais ; le temps infini des chevaux, dont la mémoire prodigieuse semble précéder la naissance. Le plus dur sera de retourner ensuite à la vie réelle et à la ville des piétons.”

Extrait d’un texte de Jérôme Garçin

2011 - We were horses

We were horses

Deux créateurs dans la passion de leur art, Carolyn Carlson et Bartabas, mêlent leurs univers qui se rejoignent dans la force de la danse et de la magie visuelle, tout naturellement.

La première amène sa poésie en mouvement incarnée par sa compagnie et le second une énergie fascinante portée par une Académie équestre évoluant comme un corps de ballet. Tous deux sont dans l’instinct, la sensibilité, et l’accomplissement dans la création mue par une nécessité profonde et intérieure. Nul besoin d’expliquer. L’évidence du geste artistique s’impose.

Les regards se mêlent et s’enrichissent pour l’expérience inédite d’orchestrer ensemble par la grâce et la puissance douze écuyers et seize danseurs. La répétitivité de “Music in twelve parts” de Philip Glass fait écho aux tours infinis des chevaux autour des humains, faisant surgir une spirale hypnotique évoquant la transe.

 

Carolyn Carlson et Bartabas signent un ballet au triple galop

La friche industrielle Plastic Omnium à Bruay-la-Buissière (Pas-de- Calais) sent bon le crottin de cheval. C’est ici que la chorégraphe Carolyn Carlson et le metteur en scène Bartabas ont découpé le dispositif de 1 400 mètres carrés de leur spectacle “we were horses”. Programmé du 27 mai au 1er juin, il rassemble seize danseurs du Centre national chorégraphique de Roubaix dirigé par Carlson et vingt chevaux pour neuf écuyers (dont huit femmes) issus de l’Académie du spectacle équestre de Versailles, pilotée par Bartabas. Ce somptueux ballet équestre exige une énorme superficie de travail.
[…] invisible aux yeux des 1 500 spectateurs, [qui] rendait palpable la course continue des cavaliers qui apparaissaient et disparaissaient comme s’ils ne s’arrêtaient jamais. […] “we were horses se place sous le signe du cercle, de l’ovale, de la chaîne, celle du manège, mais aussi de la partition répétitive de Philip Glass, “Music in Twelve Parts”. La lenteur, très douce, du début du spectacle est peu à peu rattrapée par la nervosité et l’accélération musicale. Les mailles de la partition font parfois couvercle sur les images alors même que les danseurs semblent vouloir en contrecarrer le rythme. Les silences, qui entrecoupent les différentes séquences, semblent trop courts. La scène finale lorgne évidemment (trop) du côté du film de Sydney Pollack “On achève bien les chevaux” (1969).
Difficile d’échapper à l’impact de ces animaux imposants et de leur masse musculaire. Si Carlson et Bartabas réussissent à conditionner l’énergie des uns et des autres sans créer de déséquilibre marquant, quelques scènes font passer les danseurs aux oubliettes. Lorsque les huit écuyères surgissent, les mains libres, dirigeant leur monture à coups de ports de bras nets, on ne voit plus qu’elles. Le risque de cet exploit superbe explique aussi son attrait.
Bartabas rêvait de transformer le groupe de chevaux en corps de ballet. C’est chose bien faite. Captivant exercice de rencontre, “we were horses” est une sorte d’hypothèse sur la possibilité d’un territoire commun aux danseurs et aux cavaliers. La “galette” reste le lieu privilégié de la danse, encadrée par la frise vivante des chevaux. Elle est parfois prise d’assaut par une écuyère lorsqu’elle n’est pas traversée par des hommes prenant leurs jambes à leur cou devant un cheval les poursuivant au galop. La sensation d’observer un peuple protégé par des cavaliers fait surgir nombre d’associations d’idées. La beauté de l’alliance entre les groupes, la force de l’écoute qui les soude dans un “faire ensemble” pudique éclatent tout au long de la pièce. Les rythmes des chevaux et des danseurs composent une partition ondulante. Vagues des croupes et des crinières, des cheveux longs des femmes, swing des costumes emportés par le mouvement s’accordent dans des contrepoints visuels. Ce paysage impressionniste doit beaucoup à l’écriture de Carlson. Front contre front, dos à dos, les danseurs se soutiennent, se plient et se tordent, pour se détendre dans des jets voltigeurs. En privilégiant le duo homme-femme, Carlson rappelle le couple cheval cavalier et donne une nouvelle vigueur à l’idée de “faire corps avec”.

Rosita Boisseau – Le Monde – 6 juin 2011

Création : Carolyn Carlson et Bartabas

Production : Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas de Calais

En partenariat avec l’Académie équestre nationale du domaine de Versailles

Coproduction : Nuits de Fourvière / Département du Rhône ; Monaco Dance Forum, Le Colisée – Théâtre de Roubaix

Tournée 2011 - 2013

2011
• Création en mai : 5 représentations à Bruay-la-Buissière dans la friche Plastic Omnium
• juin : 4 représentations au Festival des Nuits de Fourvière à Lyon
• juillet : 4 représentations au Chapiteau Fontvieille, dans le cadre du Monaco Dance Forum

2013
• juin : 13 représentations à la Grande Halle de la Villette (23600 spectateurs)

We were horses avec Carolyn Carlson - création 2011 - extraits

2010 - Charivari équestre

Charivari équestre

“Sous la verrière impressionnante du Grand Palais, dans le cadre d’un des plus beaux concours hippiques de l’année, le maître du théâtre équestre Zingaro a présenté un spectacle liant l’Académie de Versailles et Aubervilliers. Fascinant.

Deux représentations seulement pour ce “Charivari équestre” donné sous les lumières artificielles […]. Une chorégraphie de Bartabas pour l’Académie du spectacle équestre de Versailles, mais un spectacle donné avec le renfort des chevaux et des cavaliers du Théâtre équestre d’Aubervilliers, les chevaux que l’on admire actuellement dans “Darshan”.

Six mouvements, une demie-heure éblouissante, simple et pure, des mouvements étonnants toujours même s’ils s’appuient sur ce que l’on peut nommer la “syntaxe” de Bartabas. Une seule répétition des deux équipes ensemble le vendredi, et cette irruption enchantée des chevaux… de deux en ouverture à près d’une quarantaine à la fin…

Musique de Philip Glass…Venant du sud, voici Laure, en blanc, sur Soulages, noir évidemment… face à elle, en noir sur un cheval blanc, un cavalier en miroir. La nuit, le samedi soir, un carré Hermès était projeté sur le sable de la carrière improvisée pour ce concours hippique d’exception. La lumière : un ballon blanc, énorme, au centre de la verrière peinte d’un vert unique et les plaques très transparentes désormais du verre. D’autres luminaires de forme oblongue ou ronde. Mais ce sont de véritables lumières de théâtre qui ont accompagné la première représentation. Évidemment, en plein jour, impossible.

Mais dimanche après-midi, le temps de traîne à giboulée, averses et irruption du soleil illuminant cette cathédrale où quatre gradins avaient été installés, nord, sud, ouest et à l’est une tribune un peu plus basse avec, au-dessus une galerie du palais utilisée comme une régie.

Deuxième mouvement, Solenn avec sa robe de mariée surgit du nord, avec sa traîne de vent, manche à air devenue magique et un flot de rubans arc-en-ciel au poignet, une entrée qui préfigure le troisième mouvement, les dix Princesses de l’Académie équestre, jolies, jeunes, cheveux longs lâchés, épaules découvertes dans leurs longues robes de couleur bise, longs foulards au côté, noir ou orange, couleur d’Hermès.

Puis voici les Zingaro, en noir, avec leurs costumes noirs et ces coiffures pointues à visières qui donnent à leurs silhouettes quelque chose d’asiatique. Le soleil a surgi et l’arc en ciel des cavaliers qui portent dans le dos leurs manches à air colorées, dix qui se séparent parfois en deux formations, de bleu à vert et de jaune à violet. “Magnifique !” dit le petit garçon qui est juste derrière nous avec ses parents. “Magnifique !”. Il doit avoir cinq ans. Les adultes sont dans le même état de ravissement… Et toujours les belles envolées de Philip Glass…

Revoici les demoiselles de l’Académie – plus de filles que de garçons dans cette école, plus de filles qui rêvent de devenir des artistes doublées de cavalières émérites, à Versailles. Elles sont huit sur les Argentins criollos à queue courte, tapis de selle noir et blanc. Ce sont les escrimeuses… Masques sur les visages, robes gris souris des chevaux – doit y avoir un nom savant…- et épées à la main. Quatre à quatre en figures d’assaut, de croisements, c’est hypnotique et emballant !

Le public exulte. Pour le dernier mouvement de cette chorégraphie exaltante, les garçons et filles de piste dans leurs costumes grège et orange, déplacent les contours de la carrière, l’agrandissant au maximum. Le final est dans l’esprit de liberté de Zingaro. Deux cavaliers, Etienne, sur un cheval noir, à la tête d’un troupeau d’une douzaine d’Argentins à la robe crème, un beige blond aux moirures rosées sous les irisations du soleil à travers la verrière… Messaoud, sur un cheval blanc à la tête d’un autre troupeau, encore des Argentins mais à la robe noire, ils sont une vingtaine… On a le cœur qui bat la chamade, car le mouvement s’accélère et c’est hallucinant de beauté, mais aussi cette liberté n’est pas sans risque pour les beaux chevaux dans leur “charivari” grisant… C’est beau, tout simplement…

Ensuite, le Grand Prix Hermès réunissant les cinquante-cinq meilleurs cavaliers du monde, allait décupler les émotions dans un parcours d’une grande difficulté avec des obstacles à 1,60 mètre… Jean-Paul Cluzel, patron du Grand Palais, savourait, ému, ce grand spectacle…”

Armelle Héliot – Le Figaro – 5 avril 2010

Conception : Bartabas

Avec l’Académie du spectacle équestre de Versailles

et le Théâtre équestre Zingaro

Grand Palais de Paris – dans le cadre du Saut Hermès

Avril 2010 / 2 représentations

2009 - Liturgie équestre

Liturgie équestre

A Versailles comme dans le théâtre antique de Fourvière ou désormais dans l’Abbatiale de Saint-Ouen de Rouen, c’est le génie du lieu qui inspire Bartabas, c’est lui qui décide du spectacle, de la représentation, voire du cérémonial à déployer. Ainsi la chorégraphie, la musique et les chants donnés à Rouen ne seront-ils pas repris sur une  autre scène où une autre place. Il s’agit d’un opus unique qui entend célébrer et respecter l’espace admirable de l’Abbatiale tout en le transfigurant.

La résonance principale est celle de l’orgue, avec des pièces de Prokofiev, Bach, Dupré, Messiaen, Escaich, Florentz qui marquent le passage du classique au contemporain. Dans cette chambre d’échos, les écuyères, les écuyers et vingt des célèbres lusitaniens crèmes aux yeux bleus de l’Académie équestre réalisent des pas de deux ou de quatre, des carrousels, des évolutions aux longues rênes, tout en s’accompagnant de chants grégoriens et de notes tenues.

Conception : Bartabas

Avec l’Académie du spectacle équestre de Versailles

Beñat Achiary et Vincent Dubois

Abbatiale Saint-Ouen de Rouen

dans le cadre du festival Automne en Normandie

Octobre 2009 / 8 représentations

Liturgie équestre - création 2009 - extraits

2008 - Les Juments de la Nuit

Les Juments de la Nuit

“Les Juments de la Nuit” est le troisième spectacle mis en scène par Bartabas à Versailles, utilisant les talents conjugués de l’Académie équestre de Versailles, qu’il dirige, et de la troupe de Zingaro.

Mais pour la première fois, après “Le Chevalier de Saint-George” et “Voyage aux Indes Galantes”, le thème du spectacle n’est pas lié à la cour du roi de France.

Dans “Les Juments de La Nuit”, Bartabas a imaginé un univers décalé dans ce lieu, plus proche de celui des spectacles de Zingaro. Il a cette fois puisé son inspiration dans le cinéma : la version de “Macbeth” réalisée par Orson Welles, et la transposition de la pièce de Shakespeare dans le Japon des seigneurs de la guerre du Château de l’Araignée, par Akira Kurosawa. “Les Juments de la Nuit” s’annonce comme une série de poèmes visuels épiques et baroques, mettant en scène les songes de Lady Macbeth, et faisant fusionner deux lieux et deux époques : l’Ecosse du XIème siècle et le Japon du XVIème.

Une fusion de couleurs aussi, mêlant chevaux “crème”, argentins ou lusitaniens.

Une fusion de talents, enfin, réunissant danseurs, écuyers de l’Académie et voltigeurs de Zingaro.

Conception : Bartabas

Avec l’Académie du spectacle équestre, le Théâtre équestre Zingaro,
Larrio Ekson, Miyoko Shida et Bernard Quental

Dans le cadre des Fêtes de Nuit du Château de Versailles

Août / septembre 2008 – 5 représentations

Les Juments de la nuit - Création 2008 - extraits

2008 - Partitions équestres

Partitions équestres

“Désormais familiarisé avec l’espace du théâtre, Bartabas en a pris toute l’ampleur et on comprend pourquoi l’écuyer de Versailles a choisi Glass et ses partitions envoûtantes, lancinantes : l’arithmétique de sa musique coïncide à la perfection avec la géométrie et la symétrie des ballets équestres menés serrés par les écuyers de l’Académie équestre de Versailles, et le théâtre romain prend des allures de jardin de Lenôtre.”

Françoise Monnet – Le Progrès – 9 juin 2008

“Car aux fondements des compositions du musicien new-yorkais, il y a le cercle, ces spirales mélodiques qui s’enroulent les unes sur les autres et produisent une sensation de vertige et d’hypnose. La rime était presque naturelle avec la circularité de la piste sur laquelle Bartabas met en scène ses chevaux, rime qu’il ne se prive pas de décliner dans ce spectacle prometteur. Ainsi, aux tourbillons sonores de Glass répondront les cercles concentriques formés par les douze cavaliers de l’Académie. Ou encore ces moments où Bartabas entamera le dialogue avec chacun des saxophonistes. […] Parfois, on est proche de la danse ; à d’autres instants, c’est une marche méditative à laquelle on assiste, comme si les notes de Glass éveillaient une forme de contemplation chez l’animal. On se dit alors que la rencontre était évidente entre cette musique et ce théâtre équestre qui ont, tous deux, su concilier recherche savante et authentique engouement populaire.”

Christophe Chabert – Le petit Bulletin – 4/11 juin 2008

Chorégraphie de Bartabas

Musique de Philip Glass

Avec l’Académie du spectacle équestre de Versailles

et l’Ensemble de saxophones Ossia

Juin 2008

2006 - Récital équestre

Récital équestre

“C’est le spectacle d’ouverture des Nuits de Fourvière, festival lyonnais pluridisciplinaire qui fête ses soixante ans […]. Au programme, Alexandre Tharaud, pianiste virtuose aux allures de rocker, qui réinterprète les “Concertos italiens” de Bach, et Bartabas, cavalier-metteur en scène de réputation mondiale. […] Dans ce qui peut apparaître comme un spectacle de figures imposées – où s’illustrent dix jeunes écuyers de l’Académie du spectacle équestre de Versailles que dirige Bartabas -, impossible de ne pas être impressionné par l’exigence et la pertinence des images […]. Les cavaliers entraînent leurs chevaux portugais à robe claire dans des pas de tarantella. Ce ne sont pas seulement les numéros qui sont réglés avec soin, mais aussi le hors-piste, quand les chevaux s’enfoncent en file dans la nuit. Mais c’est Bartabas, seul en piste, qui a le plus beau rôle. Soit qu’il tourne lentement autour du piano dont il se rapproche, comme si sa monture était hypnotisée par la carcasse noire contre laquelle elle vient coller une oreille ; soit encore que, lâchant les rênes, il fait mine de laisser l’animal entièrement mené la danse, en de longs tournoiements que lui-même accompagne les bras écartés, mi-goéland, mi-derviche. […]”

René Solis – Libération – 16 juin 2006

Chorégraphie : Bartabas

Avec Alexandre Tharaud et l’Académie du spectacle équestre de Versailles

Juin 2006

2005 - Voyages aux Indes galantes

Voyages aux Indes galantes

Ce spectacle évoque l’épopée invraisemblable de René Madec, un petit mousse né en 1736 à Quimper qui, au fil de ses voyages et de ses prouesses militaires, est nommé nabab en Inde en 1769 et anobli à 45 ans par Louis XVI.

Conception et mise en scène : Bartabas

Avec l’Académie équestre de Versailles
et le Théâtre équestre Zingaro

Dans le cadre des Fêtes de Nuit du Château de Versailles

Août – septembre 2005 / 6 représentations

Voyages aux Indes galantes - création 2005 - extraits

2004 - Le chevalier de Saint-George – Un Africain à la cour

Le chevalier de Saint-George - Un Africain à la cour

Bartabas nous invite à découvrir le destin hors du commun du chevalier de Saint-George, un homme d’exception, mulâtre, qui a su se faire apprécier par ses talents multiples de violoniste, d’escrimeur et de cavalier. Célèbre sous Louis XVI, il tombe ensuite dans l’oubli pendant deux siècles.

Bartabas trouve son inspiration dans ce personnage haut en couleur, et cette symphonie équestre et pyrotechnique évoquant la tradition des festivités autrefois données au Château, fait revivre ce héros de cape et d’épée avec plus de cinquante chevaux et écuyers, des percussionnistes, comédiens, danseurs et musiciens.

Conception et mise en scène : Bartabas

Avec l’Académie du spectacle équestre de Versailles

et le Théâtre équestre Zingaro

Dans le cadre des Fêtes de Nuit du Château de Versailles

Août – septembre 2004 / 6 représentations